jeudi 10 février 2011

Green Bear coffee // Marseille

Je pourrais dire que la vie d'un vegan se résume à la bouffe, je n'en serais pas loin.
Je passe mon temps à chercher les bons plans veg', fouiner dans les menus à la recherche de plats sans cruauté aucune.

Manger en ville, c'est le casse tête quand on ne connait pas les lieux. Si bien que, quand je dois me rendre dans une ville que je ne connais pas, je me renseigne au préalable sur les snacks qui proposent des plats végé sur le pouce. Leurs adresses sur un calepin et je suis parée.

Souvent ce sont des adresses de kebabs qui proposent des salades/sandwichs falafel, ou de simple snack avec des salades composées à faire soi même. Sans compter les fast food du genre subway qui dépannent bien dans certains cas. (Mais sans le steak "végé" qui contient en réalité des oeufs)

Par la suite, si je dois rester plus longtemps, je cherche des restaurants où les plats proposés sont plus élaborés qu'une simple salade de tomate, un plat de pâte et une salade de fruit en dessert.

J'avais déjà fait un article sur VIVA LAS VEGANS de Bordeaux.

Aujourd'hui, et bien en retard voila mon rapport sur un nouveau restaurant découvert dans les rues de Marseille >> GREEN BEAR COFFEE.

Je suis tombée par hasard sur ce site en cherchant des restaurants "végétariens" sur le net.

Le GBC est un genre de restauration rapide, sur place ou à emporter qui proposent des plats, des sandwichs, des quiches, mais aussi des pâtisseries, des boissons 100% BIO.

Ce n'est pas un restau 100% végétarien, on retrouve en effet du poulet et du bacon dans certaines salades et sandwich, mais les plats chauds, les quiches, sont tous végétarien, voir végétaLien.

Voici, par exemple le >> [menu de cette semaine]

Oui, parce que la carte change toutes les semaines, et ça, c'est parfait pour découvrir de nouveaux plats !

> Ma première approche a été d'envoyer un mail, pour avoir la composition des plats, à savoir, vegan, ou pas vegan ! A ma grande surprise, on m'a répondu, et chacune de mes questions a été traités, et avec gentillesse !

> Puis je me suis déplacée sur place, une première fois, et là pareil, quel accueil ! Je ne savais pas quoi choisir, et la personne en face à pris tout son temps pour m'expliquer comment étaient fait certains plats, certains gâteaux, et se renseigner en cuisine pour être sur..


La carte changeant régulièrement, il suffit de demander si c'est vegan ou pas, le patron saura vous renseigner ;)


Sérieusement? c'est l'explosion en bouche, j'ai pas les mots. Quand je vais là-bas, c'est pour me faire plaisir, Blanquette de légumes sauce béchamel, quiche lorraine, les deux meilleurs que j'ai pu goutêr pour le moment. Sans compter l'incontournable PUDDING au raisins.

J'y vais de temps en temps, car y manger trop régulièrement me reviendrait trop cher. Mais la qualité des plats vaut le prix annoncé. C'est bien fait, c'est extremement bon, y'a du choix c'est du bio et on est bien accueillit. Que demander de plus ? (Enlever les 3 bouts de poulets qui se battent en duel avec les légumes ? :) )

LES + :

-100% bio

-Beaucoup de choix pour les végétaR/Liens

-Une implication pour le véganisme avec la recherche de recette végétalienne (je pense notamment à la quiche lorraine tiré du site de VG-ZONE)

LES - :

-Forcement, le fait qu'il y ait de la viande dans certains plats.


Enfin, quelques derniers points que je ne mettrais pas dans les "-", mais plutôt comme des suggestions :

- Appliquer un logo V pour les plats vegan, comme le font beaucoup de restaurant à dominante végétarienne.

-Remplacer le beurre par la margarine, le lait et les crèmes par des laits végétaux, personne ne s'en rendrait compte, à part les vegans qui pourraient enfin goûter les MEGA cookies qui ont l'air de déchirer.. à bon entendeur ;)



GREEN BEAR COFFEE

GBC LE SITE

GBC SUR FACEBOOK

17 Rue Glandevès
Quartier de l’Opéra
13001 Marseille
Ouvert du Lundi au Samedi
de 9h30 à 18h30




lundi 22 novembre 2010

Noël, les flocons de neige, les marrons, les cadeaux, et du sang plein l'assiette.

Voilà bientôt les fêtes de Noël qui pointent le bout de leur nez.

C’est le temps des flocons de neige et des marrons chauds. La période où l’on retrouve sa famille, où l’on s’efforce de trouver des idées de cadeaux, parce que c’est la tradition.

Noël c’est aussi, la tradition d’un repas. Un repas, lourds et copieux. En France, on retrouve encore et toujours, le foie gras, les huîtres, les escargots, le saumon fumé, la dinde ou le chapon aux marrons, et pour finir la Buche de noël.

WOW que de choix pour les végétarien et les vegans !

Au fond, je m’en fou, de pas avoir le choix. Perso, je me contente parfaitement d’asperge en vinaigrette avec des carottes râpés, des p’tits toasts de caviar d’aubergine ou de tomates séchés, un plat de seitan poêlé aux champignons avec des patates, et un tiramisu vegan en dessert.

Ouai, je me la joue un peu lors des fêtes, je fais quand même un repas un peu plus élaboré, quoi que je pourrais manger des pates au ketchup ça changerait rien, c’est juste que j’adore cuisiner.

Alors, non, Je ne me sens pas mis à l’écart, loin de là, car toute cette bouffe me débecte.


- Parce qu’elle me rappel à quel point les hommes ne peuvent pas se passer de produits animaux, à quel point ils en dépendent. Une personne de mon entourage, pour ne pas la citer, ne mange ni huitre, ni foie gras. Ce n’est pas une question de conviction non non, juste qu’elle n’aime pas cela. Hé bien voyez vous, à Noël, elle se sent obligée d’en acheter pour les convives qu’elle invite. Au lieu de proposer autres choses à coté. Je trouve ça insensé. « Juste parce que on l’a toujours fait ».

- Parce qu’elle me rappel à quel point la souffrance animale est toujours présente, que les mentalités n’évoluent pas, et que les personnes ne savent toujours pas ce qu’elles ingurgitent.


Chacun mange ce que bon lui semble. Alors mangez votre foie gras malade d’oies gavées, vos huitres écartelées vivantes, votre saumon en voie de disparition, votre chapon castré à vif et votre buche de noël bourrée aux sécrétions de vaches.

Mais sachez bien que la mort d’un être innocent pour le plaisir du goût de sa chair ne sera JAMAIS quelque chose d'acceptable, JAMAIS, mais surtout acceptez le, au lieu de fermer les yeux comme si vous mangiez juste des noms de plats avec des étiquettes et qu’il n’y avait aucune répercussion.




Joyeux noël.

lundi 5 juillet 2010

Makis vegan


Tellement simple à faire et tellement bon.

Pour changer du traditionnel makis avocat concombre, j'ai choisi de remplir les miens avec ce qui me tombait sous la main. 

Le melon, les pleurotes au basilic, les oignons rouges marinés.. J'ai tenté avec du steak de soja aussi, mais trop bourratif :)

L'avocat reste le must, et le melon frais bonne surprise en bouche !


dimanche 13 juin 2010

Des histoires de salades.


L'été, et le temps des salades, pointent le bout de leur nez.

Le temps de pouvoir écrire plus d'articles aussi,
De tester de nouvelle recettes,
De les faire partager ici.

Le temps de prendre le temps de vivre.

samedi 24 avril 2010

LUSH ouvre ses portes à Bordeaux



J'en Rêvais. LUSH l'a fait.

Ouvrir leur boutique de Cosmétiques
ENTIÈREMENT NON TESTÉS SUR ANIMAUX
et cela, sur Bordeaux. (oui car la plus proche est à Nantes!)



J'avais pour habitude de commander mes produits LUSH sur internet et de les recevoir à la maison, ce sera dorénavant plus pratique, et plus agréable de choisir ses produits directement dans la boutique même ! De pouvoir toucher et sentir, et mieux choisir le produit qui nous convient le mieux !

L'accueil y est parfait, toutes sont souriantes, prêtes à nous rendre service et répondre à toutes nos questions et nos interogations sur ses produits inédits.

J'applaudis d'ailleurs le courage des vendeuses qui ont du subir l'assaut de la clientèle bordelaise quant à la découverte de cette nouvelle boutique, je connais LUSH depuis un bon moment déjà et je n'ai pas encore eu le temps de tout tester, alors pour les novices.. !


LUSH, C'est donc de merveilleux produits.
Des savons, des gels douches, des shampoings, des parfums...
Des odeurs enivrantes qui nous donneraient presque envie d'en manger !




A LUSH, tout n'est pas vegan
(certains produits contiennent du miel)
mais la plupart le sont, et pour
les reconnaitre le logo VEGAN

a été apposé sur les étiquettes.
Encore un + !







J'étais juste passée pour voir à quoi ressemblait la boutique (oui j'ai déjà un stock assez conséquent de shampoings solides, savons et ballistics, et non, je n'avais encore jamais mis les pieds dans un lush) et là.. j'ai fais une très grosse erreur.. Car dès l'instant où j'ai passé le seuil de la boutique, je n'ai pas pu m'empêcher de repartir avec de nouveaux produits !


J'ai une grosse préférence pour les shampoings à la pièce que je transporte dans leur petite boite, c'est bien pratique et ça ne prend pas la place d'une grosse bouteille de shampoing.
L'avantage, c'est qu'ils sont donc SOLIDES.


Je vous invite à passer faire un tour dans cette boutique, rien que pour le plaisir des yeux, et pour y sentir les nombreuses fragrances lushisantes.


LUSH
100 rue St catherine
(place st projet)
BORDEAUX

Viva Las Vegans Restauration




Un petit peu de Pub pour les Bordelais, et pour les Touristes de passage !

Je vous recommande fortement d'aller faire un tour au petit snack végétarien-végétalien qui vient d'ouvrir à Bordeaux. C'est dans la rue Saint james, au numéro 27 plus précisément. J'aime beaucoup cette rue, c'est posé, loin du brouhaha de la ville et des grandes places pleines de monde.



J'adore l'ambiance, le rouge et le marron, les petits cadres photos, la musique de fond et les sourires à l'accueil


La carte varie souvent, ce qui permet de gouter plein de plats différents.
Des petits "V" indiquent les plats qui sont vegans, de ceux qui sont végétariens, c'est assez pratique ! et Inédit sur Bordeaux.

Exemple : la carte du vendredi 23 avril

Les sandwichs -Salade de fruit

Les tartes

Les Gâteaux (aux speculoos)

Encore les Gâteaux (au chocolat)

Petit café noisette lait de soja

Quelques Boissons

Bon j'ai surtout retenue les desserts ...et je n'ai pas encore testé les "plats du jours" j'ai raté le couscous..


Des petits sachets de marc de café sont en libre service, j'ai testé en gommage pour mes jambes qui sont devenues toutes douces ! à utiliser aussi pour les plantes




Enfin un lieu sur Bordeaux qui propose des plats végétaliens, avec du CHOIX.
A ne pas manquer.

Viva Las Vegans
27, rue Saint-James
33000 Bordeaux
06 76 63 59 31



HORAIRES :

Mardi,mercredi:11h30-15h/17h-20h

Jeudi, vendredi:11h30-15h/18h30-21h30

Samedi:11h30-21h30

Fermé dimanche et lundi



jeudi 15 avril 2010

La L214 publie une nouvelle enquête dans les élevages intensifs de lapins en France.


ENQUETE : Dans les élevages intensifs de lapins en France...




L'association L214 qui s'est précédemment infiltrée dans un abattoir Charal) révèle aujourd'hui une nouvelle enquete réalisée dans les élevages intensifs de lapin en France.

Source : L214

jeudi 4 février 2010

EARTHLINGS


C'est fou comme on croit avoir le temps de faire tout plein de choses, et qu'en fait on se retrouve très vite submergé.

Des semaines, que dis-je, des mois sans avoir posté un seul article.
Pas le temps, pas d'inspiration, et je suis plongée dans mon travail, et j'aime ce que je fais, c'est le plus important je pense..
Des événements douloureux déboulent dans ma vie et font que je laisse de côté des aspects "moins" important de celle ci... l'écriture de ce blog en fait parti.

Mais je suis toujours là, je n'écris pas, mais je n'arrêtes pas de penser, et de toujours plus réfléchir à mes actes, et à mon impact sur mon environnement.

J'essaie de comprendre certaines choses, de trouver des solutions à mon échelle, j'ai des idées, mais il me manque des bras, et du temps.

En attendant, il ne me semble pas avoir parlé de ce film : (sinon ce sera un rappel)

EARTHLINGS (tu peux le voir en cliquant -ici- en streaming)

"EARTHLINGS est un documentaire long-métrage sur la dépendance absolue de l'humanité à l’égard des animaux (animaux de compagnie, nourriture, habillement, divertissement, et recherche scientifique) mais aussi sur l’irrespect total pour ceux qu’on peut aussi qualifier de « marchandise ». Le film est narré par Joaquin Phoenix (Gladiator) et la musique est celle du célèbre Moby.

Avec une étude approfondie sur les magasins d’animaux de compagnie, les usines à chiot, les refuges pour animaux, mais aussi les manufactures de cuir et de fourrure, les industries de hobbies sportifs et les professions médicales et scientifiques, EARTHLINGS utilise la caméra cachée et jamais auparavant on avait vu ces pratiques au jour le jour, d’une des plus grandes industries au monde, qui se fonde entièrement sur l’utilisation d’animaux pour faire du profit. Puissant, instructif et provoquant, EARTHLINGS est de loin le documentaire le plus complet jamais produit sur la relation entre la nature, les animaux et les intérêts économiques des humains. On trouve beaucoup de films défendant cette cause, mais celui-ci dépasse tout. Des Terriens pleurent pour être entendus. Vivement recommandé !"




...

Après avoir regardé ce film, j'ai commencé à réfléchir et à remettre en question mon mode de vie, quelques jours plus tard, j'étais végétarienne.






lundi 28 décembre 2009

Charal, vu de l'interieur

Cette video est déjà passée partout sur le net. Mais encore beaucoup de personne ne l'ont pas vu, et parce que le massacre continue dans les abattoirs, il faut continuer à montrer, la vérité.

dimanche 12 juillet 2009

Sommes-nous carnivores, omnivores ou herbivores?

Voici un article du journal " L'AUT JOURNAL "

Sommes-nous carnivores, omnivores ou herbivores?
08 juin 2008
Charles Danten

Un rapport récent de l’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO 2006) est particulièrement éloquent : Si nous continuons à privilégier un régime omnivore à tendance carnivore, nous finirons avant longtemps par épuiser les ressources d’eau, polluer les rivières, les lacs et les terres, assécher les prairies, détruire les forêts et la biodiversité

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Les 1.3 milliards de bêtes à cornes qui nous servent de garde-manger produisent une quantité phénoménale de gaz méthane (NH4) un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2. ¨C’est ainsi que le bovin réchauffe plus que la voiture,¨ explique l’éthicien Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, l’auteur du livre Éthique Animale (PUF, 2008).

LE BIEN ÊTRE ANIMAL

Et c’est sans mentionner les milliards de poulets, de porcs, de lapins, de canards, d’oies et de poissons qui croupissent dans des élevages hyper polluants dans des conditions proches du sadisme totalement injustifiées même d’un point de vue strictement productiviste. Les poules pondeuses par exemple, sont enfermées à cinq dans un espace de 45 cm par 50 cm, ce qui fait pour chacune un espace équivalent à une feuille de papier. ¨À titre de comparaison, conclue Vilmer, cela reviendrait à enfermer durant toute leur vie cinq humains dans une cabine téléphonique.¨

LE RISQUE DE PANDÉMIE

Plusieurs de nos maladies contagieuses sont transmises par les animaux domestiques. La peste porcine par exemple a tué des millions de personnes au siècle dernier. Et présentement, le spectre de la grippe aviaire - une maladie dérivée de la mondialisation et de néo-libéralisme - plane sur nous.

LES EFFETS DÉLÉTÈRES SUR LA SANTÉ

Mis à part les méfaits sur la santé des antibiotiques et des hormones de croissance couramment employés pour augmenter le taux de rendement de l’élevage, certains cancers du système digestif et les accidents cardiovasculaires sont reliés à un régime alimentaire trop riche en produits d’origine animale. Selon certains chercheurs indépendants de l’industrie agro-alimentaire, non seulement le lait de vache ne prévient pas l’ostéoporose, mais il la favorise. À ce tableau, il faut aussi ajouter notamment la salmonellose et le E.Coli deux maladies fréquentes associée à une denrée hautement périssable.

LA FAMINE

Enfin, selon J.-B. J. Vilmer, ¨les excès de l’élevage industriel contribuerait à l’iniquité de la distribution de nourriture, creusant ainsi un gouffre entre malnutrition d’un côté et suralimentation de l’autre […] La quantité de céréales nécessaires pour nourrir le bétail qui nourrira un seul homme permettrait en effet de nourrir directement 20 personnes.¨

***

Or, compte tenu de ce sombre bilan, peut-on vivre sans manger les animaux et leurs sous-produits? Sommes-nous carnivores, omnivores ou herbivores? C’est pour répondre à cette question vitale que j’ai rencontré le médecin, physiologiste et nutritionniste Américain, Milton Mills.

Ne pouvons-nous pas - et c'est ce qui expliquerait notre grand succès comme espèce - manger tout ce que nous voulons? Ne sommes-nous pas foncièrement des omnivores?

Non! Nous sommes des herbivores. Notre corps est admirablement bien équipé pour se procurer et traiter la matière végétale. Nous avons évolué pendant des millions d’années dans le berceau africain. C’est à cet endroit, dans des conditions climatiques et écologiques équatoriales que se sont forgées nos caractéristiques morphologiques et physiologiques actuelles. Or, selon les données issues de l'étude des fossiles, notre ancêtre était un herbivore. Il se nourrissait de fruits, de baies, de racines et de graines. Il avait une niche écologique très spécialisée qui lui a permis de survivre et de prospérer. Il n’était pas en compétition avec les prédateurs comme le loup et le lion. et heureusement d’ailleurs, car il ne faisait pas le poids. Entre autres, sa vitesse de déplacement était insuffisante, son odorat était relativement faible, son ouïe était médiocre. De plus, la marche est notre mode de locomotion le plus naturel, et cette activité est particulièrement bien adaptée à la cueillette.

Oui, mais nous avions des outils et des armes, c’était un avantage décisif!

En effet, mais pas aussi important qu’on pourrait le croire. Les premiers outils sont apparus il y a environ un million d’année. Pendant des centaines de milliers d’années, ces outils étaient très rudimentaires et peu efficaces. Essayez de chasser un bison, un auroch - l’ancêtre du boeuf - ou même une gazelle avec des pierres taillées grossièrement! Plus tard, avec l’invention de la lance et de l’arc, il y a à peine 100 000 ans, les techniques de chasse s’améliorent quelque peu. Cependant cette activité est pleine d’imprévus et la réussite est loin d’être assuré. En étudiant les quelques tribus qui vivent encore plus ou moins comme nos ancêtres, nous avons appris qu’il est très difficile, avec des armes rudimentaires de capturer ou de tuer une proie. Ils réussissent environ une fois sur vingt après maints efforts. Il serait tout à fait absurde dans ces conditions d’essayer d'assurer la survie de ses enfants sur ce genre d’activité. Chez les cueilleurs-chasseurs modernes, la base de l’alimentation est végétale, complétée à l’occasion par des insectes, quelques œufs et, rarement, avec un animal de taille petite ou moyenne. L’activité principale est la cueillette et non la chasse.

L’image de l’homme des cavernes, chasseur redoutable et sanguinaire, cruel et carnivore, toutes dents et toutes griffes dehors, est donc un mythe?

Oui, tout à fait! Vous savez, la paléoanthropologie est née en Angleterre, au 19e siècle, en pleine révolution industrielle. À cette époque, et ça n’a guère changé, la viande était associée à la force, à la virilité, à la longévité et au statut social. Par ignorance des principes nutritionnels, on la considérait comme l’aliment idéal pour notre espèce. C’est avec ces notions erronées que les premiers anthropologues ont interprété notre histoire. De là est né le mythe de l’homme des cavernes. C’est devenu un des éléments pivot du machisme et de la fierté masculine. L’idée du grand chasseur, maître de la nature et pourvoyeur de ces dames, a fait couler beaucoup d’encre depuis. Or, cette notion ¨romantique¨ est peu plausible et difficile à concilier avec la réalité. Plusieurs anthropologues contemporains remettent en question cette interprétation.

Sur quels critères vous appuyez-vous pour déterminer le type d'alimentation le plus naturel pour notre espèce?

Il y a un minimum de trois facteurs à prendre en compte : les considérations anthropologiques - que nous venons de discuter - puis l’adaptation biologique et, enfin, les conséquences physiologiques ou, si vous voulez, les bénéfices d’un régime alimentaire particulier.

Examinons maintenant les caractéristiques biologiques. On peut classifier les mammifères, selon leur type d’alimentation, en carnivores, en omnivores ou en herbivores. Comme chaque classe a des caractéristiques anatomiques et physiologiques bien spécifiques, il est facile, par une étude comparative, de situer notre espèce.

Les carnivores et les omnivores sont équipés pour poursuivre, capturer, tuer, manger et digérer rapidement leur proie. Leurs griffes sont longues, robustes et acérées pour les aider à la saisir et l’immobiliser. Ils ont une gueule très grande par rapport à la taille du crâne. Cela leur donne un avantage certain pour saisir, tuer et déchiqueter une prise. Leurs dents sont pointues et très acérées car elles servent surtout à déchiqueter la viande. L’articulation de la mâchoire ne permet que les mouvements verticaux. En général, ces animaux avalent tout rond, sans mastication, la plus grande quantité possible de nourriture. Par conséquent, leur estomac est relativement volumineux- 60 à 70% du volume total de l’appareil digestif- pour recueillir une grande quantité de nourriture d‘un seul coup. La très grande acidité de l’estomac favorise la digestion rapide des aliments et protège ces animaux contre une contamination bactérienne très élevée. Les intestins sont courts – 3 à 5 fois la longueur du corps mesuré de la bouche à l’anus, car les produits de la digestion sont absorbés rapidement.

Par comparaison, les herbivores n’ont pas de griffes acérées. Comme nous, en général, ils ont une gueule de petite taille proportionnellement à la tête. Ils ont des lèvres charnues et très musclées spécialisées dans la préhension fine de petites quantités d’aliments. La structure des dents, de la mâchoire et de la langue est hautement spécialisée. La surface des dents est plate, ce qui favorise la mastication. La mâchoire est très mobile, permettant les mouvements dans tous les sens. La nourriture est mastiquée, broyée, mélangée longuement avant d’être avalé en petite quantité. Notre salive, contrairement aux carnivores, et aux omnivores comme l’ours et le raton laveur, contient une enzyme qui amorce et facilite la digestion. Nos secrétions gastriques sont beaucoup moins acides que chez les carnivores. L’intestin, où la plupart des aliments sont absorbés, est beaucoup plus long – 10 à 12 fois la longueur du corps – ce qui favorise la digestion. Enfin, le colon ou le gros intestin, la partie la plus postérieur du système digestif, est en général beaucoup plus complexe que chez les carnivores et les omnivores. Notre anatomie, à nous êtres humains, cadre très bien avec cette description.

Quand on pense à un herbivore, on pense à la vache, au mouton ou au cheval. Or, ces animaux ont un système digestif très complexe, souvent composé d'un estomac à plusieurs compartiments. Ces animaux peuvent manger et digérer le foin, ce qui n'est pas notre cas?

Selon ma définition, tout animal qui mange une nourriture dérivée des plantes est un herbivore. Cela dit, il y en a plusieurs types, équipés de façon variable pour digérer différentes sortes de matières végétales. Ceux qui mangent du foin, une matière très fibreuse, riche en cellulose, difficile à digérer, ont un système digestif très complexe. Ils sont capables, par un processus de fermentation bactérienne, de dégrader et de transformer des aliments très indigestes. Notre espèce est plutôt adaptée pour traiter une matière végétale beaucoup plus digeste comme les fruits, les légumes tendres, les racines et les noix. Par conséquent, notre système digestif est plus simple. Il n'en demeure pas moins que nous sommes des herbivores.

Et la fameuse vitamine B12?

La manière dont nous métabolisons cette vitamine confirme notre nature d’herbivore. Nous sommes fait pour manger des aliments qui en contiennent en général une infime quantité. Cependant, nous sommes merveilleusement bien équipés pour l'absorber, la transformer et la préserver. Ce n’est pas le cas des carnivores et des omnivores qui en trouvent facilement de très grandes quantités dans la viande.

Voulez-vous dire qu’on n’a pas à se soucier de cette vitamine?

La vitamine B12 est produite par les bactéries, or, depuis que l'on aseptise eau et aliments, il est plus difficile de combler ses besoins, quoique ce ne soit pas impossible. En effet, certaines bactéries résidant dans notre bouche et nos intestins en synthétisent une certaine quantité. Enfin, plusieurs aliments ainsi que les fruits et les légumes biologiques non traités et que l’on mange avec la peau (et donc ayant en surface une quantité appréciable de bactéries) en contiennent également. Les végétaliens qui s’alimentent bien n’ont pas de difficultés à combler leurs besoins en B12. En cas de doute, il est tout de même préférable de vérifier annuellement son taux de B12 ou de prendre un supplément, à raison de 25 mg par semaine, et non de 50 mg par jour comme le recommandent les fabricants.

C’est tout de même étonnant, depuis le temps, qu’on ne soit pas mieux adaptés pour manger de la viande?

Nous ne sommes devenus omnivores puis carnivores que depuis relativement peu de temps, en réponse à des impératifs culturels et non biologiques. Cette nuance est très importante, car même si nous pouvons manger presque n'importe quoi, cela ne veut pas nécessairement dire que c’est bon pour nous. Contrairement à l’évolution technologique et culturelle, l’évolution biologique se produit sur des centaines de milliers, voire des millions d’années. C’est un peu le lièvre et la tortue. Ce ne sont pas les adaptations morphologiques qui ont permis à l’homme préhistorique de chasser, puis de consommer des animaux; c’est son intelligence qui lui a permis de faire ce que son anatomie lui refusait. En d’autres termes, au lieu de sélectionner les modifications gastro-intestinales les mieux adaptées à ce type d’alimentation, la sélection naturelle a favorisé les plus habiles chasseurs, les plus ingénieux fabricants d’outils ainsi que les adaptations culturelles associées.

Pour résumer, nous sommes surtout faits pour manger des plantes. Or, en Occident, la plupart des gens font le contraire; comment expliquez-vous cette déviation?

C’est en quittant le berceau africain pour occuper des régions plus froides que l’homme a changé, en très peu de temps, pour des raisons vitales, son régime alimentaire. Il a dû s’adapter aux variations saisonnières de la croissance des végétaux en incorporant à son alimentation de plus en plus de produits carnés au fur et à mesure qu’il s’est déplacé vers le Nord. Les animaux étaient abondants et il ne semblait y avoir aucune contre-indication. L’invention de l’outil et son perfectionnement a facilité cette évolution. Puis, il y a 10 000 ans, c’est la domestication massive des plantes et des animaux. Cependant, le régime alimentaire de base demeure essentiellement composé de plantes. Les agriculteurs avaient des animaux pour les aider à travailler la terre. Ils buvaient leur lait, ils mangeaient les oeufs de la volaille, mais, en général, ils ne les tuaient pas. Les animaux étaient bien trop précieux. Ils s’en servaient également comme monnaie d’échange. Pendant des siècles, la viande était une denrée presque exclusivement réservée aux riches marchands, aux nobles et aux aristocrates.

C’était un symbole de rang social et de prospérité. Les pauvres en mangeaient seulement à certaines occasions, lors des fêtes religieuses par exemple. Puis, il y a à peine deux cent ans, à la suite de la révolution industrielle, l’élevage des animaux de boucherie s’est intensifié, et la viande, notamment le bœuf, est devenu de plus en plus populaire et accessible à tous les échelons sociaux. Nous sommes donc devenus des omnivores à tendance carnivore à une grande échelle, depuis tout récemment, avec les conséquences que nous connaissons tous.

Vos arguments sont convaincants. Pourtant, comment expliquer que de nombreuses personnes vivent en santé et parfois très vieux, en mangeant de la viande et ses nombreux dérivés?

Il y a d'autres facteurs en jeu. Le stress, la génétique, les polluants chimiques et autres, la quantité consommée, le niveau d'activité ont une grande influence. Manger de la viande, des œufs et du lait en modération, passe encore. Toutefois, ce n'est pas l'idéal pour notre espèce. Nous sommes essentiellement des herbivores et notre corps a de la difficulté à digérer et à métaboliser cette nourriture. Ce n'est pas pour rien que les maladies nutritionnelles sont si nombreuses. Enfin, il importe de faire des choix alimentaires qui concordent avec le contexte démographique et écologique actuel. Il serait donc prudent de revenir à un régime, somme toute, beaucoup plus naturel pour notre espèce. Ce n'est pas une régression, mais un retour salutaire. C'est sans doute pour notre espèce une question vitale.

source : site " l'aut' journal "


Et pour illustrer cet article fort bien écris, je vous rajoute un lien d'un autre article, et vous invite à regarder le Tableau de comparaison entre les herbivores, les carnivores, les omnivores, et l'Homme, sur le plan morphologique > ICI

samedi 20 juin 2009

Haaaan mais tu manges des pringles, mais t'es pas vegan, en fait hein.


Après avoir engloutie 350g de céréales marque discount "mueslies", je me suis rendu compte, un peu tard donc, qu'il y avait du miel dedans. Bon c'est pas une catastrophe non plus, je ne me suis pas précipitée dans les toilettes pour tout régurgiter.

J'ai fais cette erreur, celle de ne pas avoir lu suffisamment la liste des ingrédients, je devais être pressée, j'ai du survoler l'étiquette, et voila qu'un paquet de céréales non VGL s'est retrouvé dans ma cuisine, puis dans mon estomac. Je suis retournée au magasin, et j'ai pris une autre marque, sans miel cette fois.

Être VGL strict, dans cette société, c'est pas si simple. voir quasi impossible.
Non pas parce qu'il est difficile de manger vgl au jour le jour.
Non pas parce que l'on prend des remarques plein la gueule assez souvent...
Mais simplement parce qu'on est jamais sur à 100% du produit que l'on mange. Parce qu'il se cache partout de petits ingrédients, des fois même pas clairement mentionnés sur le packaging des produits que l'on achète, ou cachés par un nom barbare et incompréhensible, dont il faut avoir été renseigné auparavant, pour savoir de quoi il retourne.

Les mono et diglycérides d'acides gras, par exemple, qui sont bien souvent d'origine animal, et qui sont présents dans la plupart des produits que l'on achète. A moins de contacter l'entreprise qui fabrique le produit (comme il a été fait pour la margarine fruit d'or il me semble) pour savoir s'ils sont d'origines animales ou végétales, on ne peut pas etre sur que le produit en question est Vgl.

Il y a cette compétition, du "meilleur vegan qui fera mieux que l'autre", et elle m'agace sérieusement.
Dire qu'une personne est "moins vegan" parce qu'elle mange des pringles, parce que cette marque appartient à P&G qui testent sur les animaux, je trouve ça nul.
Dire qu'une personne est "moins vegan" parce qu'elle utilise le savon, surement testé sur animaux, quand elle se rend chez des amis, je trouve ça nul aussi.

Et j'ai envie de dire à toutes ces personnes qui se permettent de faire ce genre de remarque, de ne plus payer pour prendre le bus par exemple, car l'argent versé, va servir indirectement, à la restauration annuelle des véhicules , donc à l'utilisation de peinture testés sur animaux, et ha tiens ! c'est pas du tout vegan ça hein ! Oui, on peut aller très loin comme ça, alors à moins de s'exiler, de quitter la ville et de ne plus faire partie de cette société.. on est jamais à 100% vegan. (dans les termes de la définition)

J'ai déjà fait entorse à la règle, des fois sans le vouloir, (épisode miel dans les céréales), des fois en pleine connaissance de cause (Utilisation de produits testés sur animaux, le plus couramment c'est le savon chez les amis, faire la vaisselle aussi, le gel douche/dentifrice quand j'ai zapé les miens. etc etc.) Mais cela ne change en rien au fait que je sois vegan. Parce que je le vis avant tout pour moi.

C'est pas une bataille acharnée vers la conquête du prix du super vegan qui reussi à être tout vegan jusqu'à la pointe des cheveux, comme certains peuvent le percevoir. Pourquoi vouloir être le meilleur ? ne deviens t-on pas vegan, avant tout pour les animaux ? pour la planète ? Avez vous besoin de recevoir une quelconque gratification du fait que vous fassiez '"tout bien" ?

Il y a un moment, où il faut arrêter un peu, et revoir les objectifs principaux. c'est tout.

samedi 6 juin 2009

Tolérer l'intolérable ?


«
Si le monde tolère un malheur, n’est-ce pas pour le façonner à son usage, en tirer profit, le bâter, lui mettre un mors, une housse, le monter, en faire une joie ?»

[ Honoré de Balzac ] - Extrait de La peau de chagrin

« Tolérance : c'est une notion qui définit le degré d'acceptation face à un élément contraire à une règle morale, civile ou physique particulière. Plus généralement, elle définit la capacité d'un individu à accepter une chose avec laquelle il n'est pas en accord. Et par extension moderne, l'attitude d'un individu face à ce qui est différent de ses valeurs. »

-Tolérer le tabagisme de mes proches, alors que le tabac tue près de 5millions de personnes par an dans le monde, c'est dur, parce que les Compagnies de tabac se font du fric sur notre dos, parce que ça couter cher, et que finalement ça n'apporte rien (Comment ai-je pu tomber la dedans ?) parce que c'est une drogue, les gens sont accros, parce qu'étant une ancienne fumeuse, je sais combien c'est pas facile d'arrêter, parce que c'est un phénomène de mode pour les jeunes, qui se bousillent les poumons et puis, parce que les cigarettes sont testés sur animaux, et ça c'est dégueulasse.
-Tolérer que des personnes se bourrent la gueule, conduisent, alors que l'alcool est responsable de 1,9 millions de décès par an dans le monde (dont 45 000 en France), que la moyenne des personnes dépendantes de cette drogue est de 2 Millions en France, et que dans 85 % des cas d'accidents mortels au volant liés à l'alcool, les responsables étaient des buveurs occasionnels... j'ai déjà un peu plus de mal, parce que là il ne s'agit plus de se bousiller la santé sans avoir un impact sur d'autres personnes puisque l'alcoolisme est une vrai plaie, tant au niveau de la personne en elle même quand elle est alcoolique,qu'au niveau des accidents qui tues des centaines de personnes innocentes.
- Tolérer le meurtre et l'assassinat d'hommes et de femmes, la pédophilie, ainsi que le racisme , le sexisme, la xénophobie, l'hétérosexisme, l'homophobie... 

je dis NON à tous types de comportements immoraux.

Mais aussi, je dis NON au spécisme, qui ignore les intérêts des autres espèces. Plaçant l'Homme au dessus de tous les animaux non humains.
De la même façon que je suis anti-raciste, (je considère qu'il n'y a pas de race au sein de l'espèce humaine, que nous sommes tous Humains, blanc ,noir, jaune ou rouge qu'importe.) je suis anti-spéciste, je considère que nous sommes tous des être vivants, et que nous avons tous le droit de vivre sur cette terre sans se faire exploiter, qu'on soit un être humain, ou qu'on soit un bœuf, un porc ou un canard.

Pourquoi devrais-je me justifier, de mon intolérance face à certaines pratiques, quand des milliards d'animaux se font exploiter, dans des conditions déplorables chaque année, et tués pour le simple plaisir gustatif d'une poignée d'humain provenant des pays riches ?
Pourquoi n'aurais-je pas le droit de dire « non je ne suis pas d'accord » sans que l'on me rétorque « C'est normal, ça a toujours été comme cela » ?

Je demande aux personnes qui ne sont pas d'avis du miens, de respecter le fait que je place les animaux non humains, sur le même pied d'égalité que nous, animaux humains. Et la plupart du temps on me rétorque au tac au tac, que je dois faire de même pour eux, qui cautionnent le massacre d'animaux innocents. Sauf que voyez vous, ce n'est pas possible.
Pourquoi ? La réponse est pourtant simple, cautionner l'exploitation, la souffrance et la mise à mort d'individus innocents, ce n'est pas acceptable, SURTOUT pour le but de cette exploitation : le PLAISIR égoïste d'une poignée d'individus (2-3 milliards de riches) au dépend, de milliards et de milliards d'autres individus : 54 milliards d'animaux par an sacrifiés pour notre confort, (parce que j'en ai déjà parlé, la viande n'est pas une nécessité, on peut vivre sans tuer des milliards d'animaux, il s'agit donc de confort, de plaisir et non de survie) + des milliards d'autres être vivants (humains), qui vivent dans la misère, dans la famine, et qui pourrait avoir accès aux céréales que l'on produit pour engraisser d'autres individus.
Accepteriez vous, comme il a déjà été fait autrefois, de réduire des hommes en esclavage, de les enfermer dans des cages, de les torturer, de les faire souffrir ?
Bien sur que non, alors pourquoi accepter ce même traitement à des individus (animaux non humains), sous prétexte qu'ils ne font pas partie de notre espèce ? Sous prétexte que l'on ne les comprend pas, qu'on ne parlent pas leur langue? Avons en nous le droit ?
Accepter ce genre de traitement, c'est faire du spécisme. Et c'est un comportement tout aussi immoral que de juger un homme sur sa couleur de peau. Oui c'est peut être radical comme pensée mais c'est la vérité.

Alors je tolère tant bien que mal les personnes qui cautionnent tout ce massacre, je les tolère parce qu'il le faut, parce que la tolérance permet de mener à la discussion et aux échanges d'idées. Et que je crois que dans le combat pour les droits des animaux, il faut, informer, mais aussi écouter ce que les autres ont à dire, et non pas se braquer et traiter tous ceux qui mangent de la viande d'assassin (Veggie pride? …) Attention, je n'ai pas dis qu'il fallait laisser dire n'importe quoi, mais écouter, pour mieux expliquer.
Parce qu'il faut le rappeler, la majorité des personnes qui cautionnent tout ça, ne se rendent pas compte de l'ampleur des dégâts et de la souffrance qu'elles cautionnent. Il faut aider les gens à ouvrir les yeux, si ils n'ont pas le déclic d'eux même.

Sois le changement que tu veux voir dans le monde” Gandhi

Source chiffres :
OMS
swiss info



samedi 11 avril 2009

Poissons, crustacés et mollusques ... Les oubliés de la protection animale.



 Le gros problème avec les poissons, et les "fruits de mer" c'est qu'ils sont très peu "humanisables" Ils ne sont pas "mignons", ils ne crient pas quand ils souffrent. Beaucoup de personnes classent même ces deux catégories "en dessous" des autres animaux (les mammifères en général) et certaines personnes se disent même végétariennes tout en continuant de manger poissons et crustacés. (On a déjà vue la définition du mot "végétarien", je ne reviens pas dessus).

 Non les poissons ne poussent pas dans les champs, les crevettes ne sont pas cueillis dans les arbres et les moules et les huitres ne jonchent pas le sol comme de simple cailloux. Ce sont des ANIMAUX, qui certes ont une vie bien peu passionnante d'un point de vue anthropocentrique, mais ils ont une vie, et c'est juste tellement LA LEUR.

Les POISSONS

 Oui les poissons souffrent quand ils sont remontés des grands fonds par des filets, que leur vessie natatoire éclate, que leur yeux sortent de leurs orbites, ou que leur estomac et leur œsophage ressortent par la bouche tellement la différence de pression est importante. Pour ceux qui sont pas encore mort, c'est l'exposition à l'air libre qui les font agoniser. C'est un peu comme si on se noyait je pense dans le sens inverse pour nous en fait... 

 Je recommande la brochure POISSON LE CARNAGE qui témoignent assez bien de l'ampleur de dégats de la pêche.

LES CRUSTACÉS :


 Concernant les homards : « Leur système nerveux sophistiqué les rend sensibles à la douleur : les nœuds neuraux sont dispersés sur tout le corps et ne sont pas centralisés dans le cerveau, ce qui signifie qu’ils sont condamnés à souffrir jusqu’à ce que leur système nerveux soit complètement détruit. Séparer la moelle épinière et le cerveau en coupant l’animal en deux fait même sentir la douleur à chacune des parties encore vivantes ! »

Le homard ne dispose pas du mécanisme dont disposent les humains (entre autres), qui fait qu’en cas de douleur extrême un choc intervient pour court circuiter la sensation.
 Or, d’après le Dr Robb, de l’université de Bristol, " un homard plongé directement dans l’eau bouillante reste vivant quelques quarante secondes - quarante secondes de souffrance. Placé dans de l’eau froide portée à ébullition, il peut survivre pendant cinq minutes. Tué par la méthode industrielle qui consiste à l’immerger tout simplement dans de l’eau douce, il agonise pendant deux heures… "

De leur capture jusqu’à la fin de leurs misères, ils doivent aussi endurer une privation quasi totale de mouvements pendant des semaines dans de minuscules cages métalliques dans les entrepôts, dans les aéroports, puis dans les chambres frigorifiques, puis dans les aquariums, les grands magasins et les restaurants. Par facilité, mais aussi pour éviter qu’ils ne salissent leur cage de leurs déjections, on les laisse jeûner pendant tout ce temps ; pour cette raison, de crainte que, affamés, ils ne s’en prennent les uns aux autres, on les laisse tout ce temps avec les pinces liées avec un ruban adhésif. Plus de 80 millions de homards vivent ce calvaire chaque année de par le monde.»


Source :  végétarisme.fr Gaïa et S. O'Nell, Courrier International n° 474 décembre 1999, C; Gericke, Tierrechte n° 22 novembre 2002.

Les MOLLUSQUES

Il parait qu'une huitre ne ressent rien quand on la déchire vivante et qu'on lui fou de l'acide (jus de citron) dans ses plaies béantes.... il parait ....
A mon avis oui, vue comment elle se rétracte, c'est pas pour rien, je pense qu'elle souffre et que ce n'est pas un automatisme. Les mollusques sont des animaux, mais le degré de complexité du système nerveux peut être très variable au sein d'un même ordre: ainsi, les cephalopodes (pieuvre, calmar, seiche...) qui appartiennent à l'ordre des mollusques ont un cerveau organisé et font preuve d'une certaine intelligence.
En ce qui concerne la souffrance, la notion de douleur et ses manifestations peuvent aussi être très variables d'une espèce à l'autre. Le message de la douleur existe toujours lors de destruction cellulaire, mais sa manifestation comportementale ne nous est pas forcement visible.

Outre le fait que des milliers d'individus sont arrachés des océans et agonisent. La pêche décime peu à peu les populations marines.

Les biologistes estiment qu'il reste encore entre 500 000 et 5 millions d'espèces marines à découvrir. Cependant, bon nombre de ces espèces sont gravement en danger à cause de la pratique de pêche la plus destructrice au monde : le chalutage de fond.

"Notre appétit pour le poisson dépasse les limites écologiques de nos océans avec un impact dévastateur sur les écosystèmes marins. Les scientifiques mettent en garde contre les conséquences de la surpêche, qui entraîne des changements importants et parfois irréversibles pour nos océans."

Dans de nombreux lieux de pêche, les poissons capturés ne sont pas ceux ciblés et, dans de nombreux cas, ils sont simplement rejetés à la mer, morts ou en train de mourir. Dans certaines pêcheries de chalutage de crevette, le rejet peut représenter 90 % de la prise. D'autres pêcheries tuent des oiseaux marins, des tortues et des dauphins, parfois en grands nombres.

Jusqu'à 27 MILLIONS de "prises accessoires" sont pêchées et rejetées, mortes ou agonisantes dans les océans. Il a été estimé que 100 millions de requins et de raies au total sont capturés et rejetés chaque année. Environ 300 000 cétacés (baleines, dauphins et marsouins) meurent également dans les prises accessoires chaque année car ils ne peuvent s'échapper lorsqu'ils sont pris dans les filets.

source : greenpeace

Voici une petite liste a faire diffuser aux personnes qui mangent du poisson. Ceux ci sont en voie de disparition. Il faut boycotter leur consommation.

Etat des "stocks" des poissons gravement menacés :



  •  L’anchois : de France, Espagne

  • Le caviar, l’esturgeon : : risque de PCB, de dioxines, de pesticides et de mercure

  • Le thon rouge de Méditerranée : les captures ont diminué de moitié en Méditerranée. Poids minimal de capture de 30kg. On craint qu’au rythme actuel, l’espèce sera quasiment disparue d’ici 2 à 3 ans.

  • La lotte, baudroie : de l’Atlantique Nord

  • Le Lieu, colin d’Alaska : pêché en Pacifique Nord

  • Le Carrelé, plie : de l’Atlantique Nord

  • Le merlu : aussi appelé « colin » a vu le nombre de poissons géniteurs divisé par 2 en 20 ans

  • Le flétan : de l’Atlantique Nord

  • La lotte : d’Europe, rique de de dioxyne et pesticides (aquaculture)

  • La sole de la mer du Nord : de l’Altantique Nord et surexploitée, notamment dans la Manche, la sole est en grave danger. Taille minimale de capture de 24 cm.

  • Le Haddock

  • Le cabillaud : stock divisé par 5 en 20 ans, surtout en Europe, en voie de disparition.

  • La dorade rose : a disparu, ou presque, du golfe de Gascogne

  • L’empereur : menacé de disparition d’ici 3 à 5 ans. Cette espèce des grand fonds à la croissance lente, a une maturité sexuelle tardive et se reproduit peu. Pas de taille minimum pour sa capture.

  • L’espadon : très menacé

  • Le saumon sauvage d’Atlantique : ce poisson, 2 fois moins nombreux qu’il y a 20 ans , ne se reproduit plus dans 15% des rivières où on le voyait habituellement. Taille minimum de capture : 50 cm.

  • Le grenadier de roche : plutôt laid à regarder, ce poisson de grand fond est menacé de disparaître d’ici 3 à 5 ans. Pas de taille minimale de capture.

  • Le pangasius du Vietnam (aquaculture)

  • Le Thon rouge : des grandes surfaces européennes, dont Auchan et Wal-Mart, appellent à une réduction par deux des quotas de thon rouge dans l’Union européenne. Elles ont signé une lettre adressée à la Commission car, selon ces enseignes, ce poisson pourrait bientôt disparaître de la mer Méditerranée.

  •  Le sébaste d’Atlantique Nord



  • (source : consoglobe.com)

    lundi 9 mars 2009

    Dis ! Les plantes elles peuvent souffrir aussi ! Végétarien assassin !

    Suite à un commentaire sur l'article précédent posté par un anonyme.. je souhaite mettre les choses au clair, concernant un point important

    La souffrance des plantes/ Le droit de vie des plantes

    Voici le dit commentaire :

    "A mon humble avis, tu peux tout de suite arrêter de manger, car autant, tu permets au poule de vivre, autant, tout les végétaux que tu fauche dans la fleur de l'âge afin d'assouvir un concept bassement humain qui est de se nourrir constitue un total irrespect envers la flore de ce monde. Je pense que tout végétal à le droit de vivre sa vie sans que personne ne vienne sauvagement l'arracher."

    Tu n'as pas parlé de la souffrance des plantes, et tu as bien fait.

    Je vais tout de même commencer mon article par une petite introduction à ce sujet, au cas où certaines personnes viendraient par la suite en avançant cet argument..

    La souffrance des plantes

    1/ Pour ressentir la douleur il faut un minimum d'équipement. Un système nerveux, un tissu nerveux, des nerfs, des cellules sensorielles à la douleur... Or les végétaux ne possède PAS cet équipement.

    J'admets cependant, étant étudiante en biologie végétale, que les plantes possèdent certains récepteurs, sont sensibles/répondent aux stimulus externes. (changement de température, de luminosité, d'humidité...) La plante étant en adéquation avec son environnement il est logique qu'elle réagisse. Mais cette sensibilité n'a rien avoir avec la douleur.

    Explication : la sensibilité et la douleur

    Les animaux sont sensibles aux stimulus externes, et possèdent entres autres:
    -des thermorecepteurs (pour la température)
    -des chimiorecepteurs (détectant la variation de la concentration totale de solutés dans le sang pour éventuellement générer la sensation de soif)
    -des photorecepteurs (pour la lumière) etc etc..
    enfin il existe tout un tas de recepteurs qui font que notre organisme s'auto gère. Pareil pour les plantes. Ces récepteurs n'ont rien avoir avec la douleur.

    Le point le plus important : Les animaux souffrent car possèdent des cellules qui sont spécifiques à la douleur. Les nocicepteurs. Les végétaux ne possèdent pas ces cellules.

    Les animaux ressentent donc via ces cellules, la douleur, et souffrent. Les végétaux ne peuvent donc pas ressentir quoi que ce soit à ce niveau, ils ne souffrent pas.

    2/ Aujourd'hui nous ne sommes pas en mesures de dire que les plantes peuvent souffrir.
    Alors peut être qu'on se trompe, peut être qu'on a pas de quoi découvrir, mesurer, observer, une ÉVENTUELLE souffrance des plantes. Peut être que chaque jour on décapite des arbres, piétine de l'herbe, et on fait du mal. Moi je n'y crois pas du tout. Mais si on se trompe, si un jour on découvre que oui les plantes peuvent ressentir de la douleur et avoir mal, croyez vous que cela va changer quoi que ce soit dans nos modes de vie et d'alimentation ?? Déjà que la souffrance PERPÉTUELLE et AVÉRÉE des animaux est largement connue de tous mais que pas grand monde se préoccupe de cette souffrance là ...

    Alors moi les gens qui viennent me souler avec l'éventuelle souffrance des plantes me font doucement rire, parce que ce sont généralement des gens qui n'en ont rien à faire justement. Ingurgitant un morceau de cadavre devant une vache en arrachant les pâquerettes dans le champs où ils sont en train de pique-niquer. Et après ils viennent me prendre la tête avec ça.
    "oui mais tu sais les plantes peuvent souffrir !!" Et alors ? tu vas manger des cailloux si c'est le cas ? nan mais sérieusement, soyons un peu plus pragmatique..


    VOILA, ça c'est la réalité.














    Quand bien même les plantes souffriraient, devenir végétarien voir même mieux végétalien est la seule façon de réduire au maximum la plus petite éventuelle souffrance des plantes.

    Un steak de 100 g a nécessité en moyenne 1.5 kg de légumes. Quand un omnivore a un steak dans l'assiette, j'ai pas 1.5 kg de légumes... hum !

    Alors à ceux qui pensent que les plantes peuvent souffrir... sachez que vous faites souffrir 15kg de végétaux, quand moi je n'en fais souffrir qu'un seul.

    Le droit de vie des plantes

    Revenons maintenant au petit commentaire anonyme !

    "A mon humble avis, tu peux tout de suite arrêter de manger, car autant, tu permets au poule de vivre, autant, tout les végétaux que tu fauche dans la fleur de l'âge afin d'assouvir un concept bassement humain qui est de se nourrir constitue un total irrespect envers la flore de ce monde. Je pense que tout végétal à le droit de vivre sa vie sans que personne ne vienne sauvagement l'arracher."

    -Un concept bassement humain qui est de se nourrir ?
    -Total irrespect envers la flore ?
    -Tout végétales à le droit de vivre sans que personne ne viennent sauvagement l'arracher ?

    J'espère que c'est ironique dis moi ? Tu te nourris de quoi toi ? de gravier ? nan mais sans déconner, Faut bien pouvoir manger hein.
    Les plantes ont le droit de vivre, les animaux non humains ont le droit de vivre et les animaux humains aussi, bref, tous les êtres vivants ont le droit de vivre, ça c'est un fait, je suis d'accord et c'est certainement pas moi qui vais te dire le contraire !
    Mais moi j'ai le droit de survivre dans un monde aussi pourri que celui dans lequel je vis, en causant le moins de tort possible à n'importe quel être vivant, animal ou végétal. J'ai démontré plus haut que beaucoup plus de végétaux étaient utilisés pour la production de viande, j'espère donc que si tu crois vraiment en ce que tu as dis, tu vas t'empresser de devenir VG...